Abbal

Né le 16 novembre 1876 à Montech (Tran-et-Garonne) - Mort le 20 juin 1953 à Carbonne (Haute-Garonne) Fils et petit-fils de tailleurs de pierres, il commence naturellement très tôt dans le chantier paternel. Il étudie à l'école des Beaux-Arts de Toulouse, puis à celle de Paris dans les ateliers de Falguière et Mercié. Le Salon des Artistes Français lui est ouvert, ses oeuvres sont médaillées : deux prix Chenavard, deux médailles d'or (1900 : le Labour ; 1907 : la Chemise enlevée). Andé Abbal envoie jusqu'en 1913 des modelages. Mais, cette année-là, renouant avec ses affinités - la tradition de l'art médiéval italien et l'art roman français - il présente Le Génie luttant, une oeuvre directement taillée dans la pierre. Elle soulève, par sa nouveauté, de vives réactions et révolte certains sculpteurs officiels. Il le fera avec succès car, dès 1919, il est reconnu comme l'Apôtre de la Taille directe. Pourtant, lorsqu'en 1922, Emmanuel de Thubert, directeur de la revue La Douce France, souhaite promouvoir le groupe de la Taille directe et lui demande d'en être le meneur officiel, il refuse. La scène parisienne ne l'intéresse pas. Depuis son mariage en 1921, il vit davantage à Carbonne, proche de Toulouse, qu'à Paris. Il y trouve ses sujets de prédilections : oiseaux, enfance, monde rural.
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