Michel MACREAU

Michel Macréau (1935-1995) a souvent titré : « Quels nous sommes! » Notre identité, nos contradictions, le genre, les rapports de couple, sont ses terrains d’investigation favoris, dans un jeu d’écritures qui laisse une grande liberté d’interprétation.Pour Combas, Michel Macréau est un précurseur de Basquiat : « Je trouve que le rapport avec Basquiat est évident. Certains tableaux sont très proches, mais les gens ne veulent pas le voir. Dans le passé, je me suis amusé à faire passer des détails de ses oeuvres - comme certaines têtes - pour du Basquiat, et ça fonctionnait. » ( Robert Combas, 2014).Michel Macréau retrouve confiance au début des années 80, avec l’arrivée de la « figuration libre » en France, dont justement Combas, et à l’étranger Penck et surtout Basquiat auquel, il est vrai, certaines de ses œuvres font penser d’une manière étonnante.​Dans ses œuvres les plus importantes des années 60, Michel Macréau déployait une extraordinaire énergie en bondissant autour de la toile ou du papier à même le sol sans recul, pour « laisser une place au hasard » et une plus grande liberté au regardeur. Son souci simultané de la construction explique qu’elle intrigue toujours autant.
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