HORTALA Philippe

Il est du Sud. Flamboyant et tragique. Philippe Hortala épuise sa vie pour faire la seule chose qui l'intéresse vraiment : peindre. Il peint des gâteaux, des poulpes et des langoustes, des fraises ou des potirons. Et chacun peut chercher, et trouver, dans l'histoire personnelle du peintre, l'origine de ces motifs. C'est un jeu de piste amusant, tendre et inquiétant, mais au final, assez anecdotique. Car ce qui préoccupe Philippe Hortala, c'est uniquement la peinture, ce qu'elle raconte du monde et non ce qu'elle représente.A Barcelone où il s'installe avec Marie, tout juste diplômé de l'école des Beaux-Arts de Toulouse, il peint la ville bruyante, odorante, avec jubilation : l'heure de la sieste, les reliefs du repas oubliés sous une cage d'oiseau suspendue à la fenêtre ouverte, le port de Barcelone. Dans la lumière crue, sa peinture raconte le bonheur. Philippe Hortala entreprend au pastel une série de petits formats très intimes : des nus féminins.A Paris, plus tard, Philippe Hortala raconte des faims inassouvies en peignant des pâtisseries monstrueuses soigneusement alignées. La cerise sur le gâteau a l'il torve et un fleuve de crème pourrait bien engloutir le spectateur gourmand. L'ordre est apparent, mais le chaos probable. C'est désormais sur cette dichotomie que se construit l'uvre de Philippe Hortala. Philippe Hortala dédie à Naples une série d'immenses collages solaires, inoubliables. C'est à Naples encore qu'il découvre un fragment de mosaïque d'époque romaine représentant un combat marin, celui d'un poulpe et d'une langouste.
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